Mezzo Voce

Une série de 63 concerts live

Ne pas se contenter de voir et d'entendre... mais découvrir. Chaque film de Mezzo Voce est l'occasion de vivre un moment rare d'intimité avec des artistes de sensibilité, d'inspiration et de cultures différentes. Concert privé, proximité d'écoute, un voyage initiatique en émotions musicales fortes.

Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni.

Réalisation : Paul Rognoni
Programmation : Sabine Rognoni
Coproduction : France 3 Corse ViaStella
Durée des épisodes : 60 mn

Lisa Ekdahl

Réalisation Paul Rognoni.

De Stockholm à New York en passant par Paris, l’artiste scandinave promène ses mélodies jazzy teintées de bossa nova. Une voix fragile, inoubliable, quelques accents pop, une interprétation...récompensés sur la scène internationale par trois Grammy Awards.

Jim Yamouridis

Réalisation Paul Rognoni.

Cet australien d’origine grecque a entamé en France une carrière solo en 2000. Sa voix impressionnante surplombe des arrangements d’une infinie finesse. Harpe, cuivres, guitares et batterie se mêlent dans un ensemble sobre, au service de mélodies élégantes. Comme une discrète évidence.

Lisa Simone

Réalisation Paul Rognoni.

Dans les années 2000, Lisa Simone cède aux sirènes de la scène.

Broadway d’abord, puis le jazz avec en 2009 une tournée en hommage à sa mère « Sing the Truth – the music of Nina Simone » en compagnie de Dianne Reeves, Angélique Kidjo et Lizz Wright. Depuis, elle n’a cessé de chanter. Son premier album enregistré en France porte un titre qui en dit long sur l’artiste : « All is well ». Tout est bien pour Lisa Simone qui a trouvé sa voie...

Michelle Gurevich

Réalisation Paul Rognoni.

Sa voix des petits matins blêmes nous entraîne dans un univers intemporel. Ses chansons tragi-comiques et sa mélancolie slave (canadienne, fille d’émigrés russes, Michelle Gurevich vit à Berlin) nous plongent dans un monde décadent et dramatique.

Arno

Réalisation Paul Rognoni.

Ce crooner à la voix brisée est de la race, increvable, des bêtes de scène. Toujours prêt à bondir dans la scène du rock, du blues urbain...Décapant !

« Je veux vivre dans un monde sans papiers, où les riches et les pauvres n’existent pas, où les chiens embrassent les chats, où on ne doit pas chercher la beauté et la vérité. Je veux vivre dans un monde où les cons ne font pas de bruit. »

N3rdistan

Réalisation Paul Rognoni.

Remarqué aux Inouïs du Printemps de Bourges 2015, N3RDISTAN, est à la lisière entre musique électronique, instruments traditionnels, rap et poésie arabe. On y retrouve un esprit résolument sensible et nouveau, sur des beats électro aux influences word. Incroyablement mystique.

VKNG

Réalisation Paul Rognoni.

Si la magie opère, on le doit à deux musiciens hors pair Maxime Delpierre (guitariste) et Thomas de Pourquery (saxophoniste et chanteur). Révélation des Transmusicales de Rennes en 2014, ce groupe joue de la pop gorgée de soul, de soleil et d’amour. Il réinvente une freaky soul et disco, unique en son genre...

Anima !

Réalisation Paul Rognoni.

Elle est américaine, auteur et chanteuse, il est sud-africain, arrangeur et producteur. Ils se sont rencontrés à la Berklee College of Music de Boston. La France a découvert, il y a quelques mois, ce duo-révélation qui mêle blues, électro, folk expérimental. Des mélodies brutes d’abord, de la dentelle ensuite. Un son qui vous enlace pour ne plus vous quitter.

Mariama

Mariama ressemble à notre nouvelle planète, à ce monde ouvert où les identités sont en mouvement, où les appartenances sont toujours multiples, emmêlées, intriquées.

Sa voix a le grain et l’élan des voix d’Afrique de l’Ouest, la douceur et la limpidité des voix  pour lesquelles on a inventé le lied, jadis en Allemagne. On y entend aussi l’écho des divas du jazz ou de Tracy Chapman, la gouaille des grandes faiseuses de tubes de Londres ou de New York, la profondeur spirituelle du reggae ou de la soul old shool.

Libre, inspirée, sensible.

Luz Casal

Réalisation Paul Rognoni

Pour beaucoup, Luz Casal est indissociable de la voix chaude et rocailleuse qui interprète la chanson « Piensa en mí ». Pourtant, cette chanteuse n’est pas la voix d’un seul succès, mais une artiste multi facette de talent. Auteur-compositeur-interprète.

La star latine parvient à se renouveler à chaque parution. Dernière démonstration avec son nouveau disque « Alma », un album intime qui reflète sa recherche d’un nouvel équilibre.

"C'est un univers très intime, avec une charge plus émotive et plus introspective."

« Alma », qui vient d'être publié, puise dans le pop-rock où elle a fait ses débuts, mais est surtout teinté de bossa nova et de boléro, un genre auquel elle avait rendu hommage sur son précédent disque "Pasion"

Liz McComb

Réalisation Paul Rognoni

Un négro spiritual chanté depuis presque un siècle envoute de sa longue plainte  le Cyrnos Palace .Ce chant appris enfant par Liz Mc Comb est pour elle un acte de foi.En messagère de  paix, elle fait résonner son  chant de tolérance.

A l’image de son modèle, la reine du Gospel Mahalia Jackson, Liz Mc Comb n’accepte pas le repli communautaire des musiques noires, qu’elle souhaite partager, nourrir et mixer. 

Bastien Lallemant

Réalisation Paul Rognoni

Ce pourrait être l’histoire d’un auteur compositeur face à sa « maison haute ».

Une maison Haute qui lui inspire le titre de son dernier album. Un musicien empreint de solitude dans l’acte d’écriture , soucieux d’offrir au  public le fruit de ce travail au long court.

Pour Bastien Lallemant, une chanson est une œuvre inachevée, pleine de repentir, toujours en mesure d’être façonnée. Un perfectionnisme qui tourne à l’obsession pour des histoires qui prennent vie grâce à des combinaisons de mots maintes fois pesés, jusqu’à ce que la poésie donne le rythme et que les arrangements fassent sens.

De Gainsbourg à Dominique A, Bastien Lallemant s’inscrit dans une lignée d’artistes qui ont donné ses lettres de noblesse à la chanson française . Une chanson poétique et picturale, souvent figurative, où s’affirme avec élégance son goût pour la fiction et les contes cruels.

Radio Thrakia

Réalisation Paul Rognoni

Un Mezzo Voce festif  à la rencontre de la musique tzigane. Une contemporanéité décrite par le réalisateur Emir Kusturica comme la confrontation d’une frénésie électrique à la nostalgie slave et au romantisme des vieux chants gitans.

Inspirée des Balkans, agrémentée de teintes électroniques, la musique de Radio Trakhia Electric emporte les spectateurs du Cyrnos palace dans un répertoire où fanfare, jazz et électro se côtoient. Accompagnant la sublime chanteuse et danseuse Nuria Rovira Salat, les musiciens de Radio Trakhia Electric subliment le genre.

The Mabuses

Réalisation Paul Rognoni

La musique de The Mabuses, subtil mélange de celles des Beatles, de Pink Floyd et de Syd Barret, résonne  dans les couloirs du Cyrnos palace. Violoncelle, violon mais aussi batterie et basse, les sons se mêlent en une harmonie musicale.

Oren Bloedow

Réalisation Paul Rognoni

Les loges du Cyrnos Palace sont l’antichambre de Mezzo Voce , un lieu, d’émotion, de fête, et de concentration avant l’entrée en scène, où les artistes cosmopolites laissent leurs traces au fil des saisons.

A New-York, depuis Andy Warhol, on appelle ces endroits des Factory. C’est là qu’a grandi et vit Oren Bloedow. Si l’artiste est plus connu comme guitariste  du groupe underground Elysian Fields que comme soliste, il évite soigneusement les sentiers de la gloire. Son art se situe  ailleurs.

Mêler poésie et rythmes, c'est le talent d’Oren Bloedow. 

A Filetta Paolo Fresu & Daniele Di Bonaventura

Réalisation Paul Rognoni

La rencontre entre A Filetta, Paolo Fresu, Daniele di Bonaventura s'est faite à l'Aghja à Ajaccio en 2006. Un vrai coup de foudre qui donne naissance au projet « Mistico Mediterraneo » et fera l'Â’objet d'Â’un enregistrement édité début 2011 par ECM.
Après ce succès et quelques dizaines de concerts, tous décident de poursuivre la route commune. Cette fois, il s'Â’agit d'Â’un travail musical et vocal ayant pour thème les regards croisés de deux insulaires d'Â’exception ayant marqué le 20ème siècle : Aimé Césaire, écrivain, poète, dramaturge d'Â’origine martiniquaise et Jean Nicoli, enseignant,résistant, exécuté en 1943 par l'Â’occupant fasciste italien.
Voix, trompette et bandonéon, à nouveau entrelacés, pour que corses et italiens, ensemble, célèbrent de lumineux penseurs ayant largement contribué à forger l'identité et l'Â’histoire mouvementée de nos territoires.

Poni Hoax

Extrait

Etrange découverte que ce palace figé dans le temps pour des artistes aussi iconoclastes.Improbable rencontre entre les boiseries feutrées de Mezzo Voce et leur électro-Rock guerrier. Les Poni Hoax sont avant tout des artistes de leur temps,  modernes et érudits qui savent bien que l’esprit du rock a disparu depuis longtemps.

Pourtant c’est à l’endroit même de ce rock fantasmé que Poni Hoax fait sens et s’incarne en la personne de Nicolas Ker, auteur dandy habité par le feu et le talent d’un Jim Morrisson .

Sílvia Pérez Cruz

Corrandes d'exili

Les faunes du Cyrnos Palace semblent connaitre cette voix venue des profondeurs de l’âme. Cette voix, c’est celle de Sílvia Pérez Cruz.
A l’origine, il y a ce petit village de pêcheurs catalans où Sílvia grandit entre habaneras, et flamenco. Et déjà une évidence : le chant et la musique constituent son langage initial.
Sa connaissance des musiques savantes et populaires, comme les rencontres et sa participation à plus de 30 projets discographiques et scéniques, Sílvia Pérez Cruz une artiste multiculturelle, originale et identifiable entre toutes.


Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Uniko Project

Voima

Une respiration, un souffle qui se fait tornade quand l’organique, l’électronique et le folklore entrent en fusion.

Kimmo Pohjonen nous invite au voyage. Il explore à l’image des vastes plaines de sa finlande natale un univers sonore sans limite, une épopée musicale sans frontière, empreinte de liberté.

Un Viking en mode intime dans les salons feutrés du Cyrnos Palace ; pour nous présenter son carnet de voyage : « Uniko » associé à Samuli Kosminen et le Proton Quartet.

Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Léonie Pernet

Tutuguri

Un Mezzo Voce pour cultiver les paradoxes.
Le contraste entre les boiseries ancestrales du Cyrnos Palace et cette jeune femme de 25 ans. Décidée et lunaire, Léonie Pernet aime faire dialoguer ses propres contradictions. multi-instrumentiste érudite, à l’adolescence, elle passe ses journées avec des séminaristes et des bonnes sœurs pour apprendre les musiques liturgiques et les Arts sacrés, quand la nuit venue, elle s’adonne à la découverte de la musique électronique dans les clubs parisiens.
C’est aux côtés de Maud Geffray du groupe Scratch massive, une des icônes technoïde contemporaine, cinéaste et compositrice des bandes originales des films de Zoé Cassavetes
Et d’Alice Lewis que Léonie nous offre son « Mezzo Voce Léonie Pernet and friends »


Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Narrow Terence

Dinner

« Il est évident que nous nous précipitons vers quelque entrainante découverte, quelque incommunicable secret dont la connaissance implique la mort ».
Si ces Histoires Extraordinaires d’Edgard Allan Poe habitent les loges du Cyrnos Palace, c’est qu’un personnage sombre et lyrique se prépare pour son Mezzo Voce. Il s’appelle Narrow Terence, et ses créateurs Nicolas et Antoine Puaux nous confirment que cette créature, comme sa musique n’ont rien d’angélique.
Des arrangements cyclothymiques des mélodies ténébreuses voire vénéneuses, Narrow Terence est d’abord une entité bicéphale ou chacun joue sa partition de multi-instrumentiste surdoué. Là où Nicolas s’invente un personnage qui s’interroge, Antoine lui se projette sans filtre.


Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Piers Faccini

If I

Difficile de localiser les Cévennes sur le vieux globe du Cyrnos Palace. C’est pourtant là que le peintre, photographe et musicien Piers Faccini vit et travaille depuis 2005. Avant cela, il y a eu une quête planétaire de rythmes, de mots et d’images. Quand en 2009, Piers croise le batteur italien Simone Pratico, ils se reconnaissent dans une volonté commune d’épure, une façon artisanale de composer, produire et jouer leur musique.

Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Les innocents

Les confessions d'un vieux serpent

Jean Cristophe Urbain et JP Nataf se sont retrouvés, ils s’étaient tout au plus égarés.

Car leur relation reste depuis plus de 30 ans pure et candide, comme le dictionnaire définit : « les innocents. »
Une monogamie qui ne pouvait se satisfaire d’un simple divorce.
Dans un salon, deux guitares en toute intimité, comme si ce Mezzo Voce des Innocents était inscrit dans la pierre du Cyrnos Palace depuis bien longtemps.

Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Cyanna Mercury

Nothing we can do

Cyanure et mercure, les vieilles pierres du Cyrnos Palace supporteront elles cette étrange alchimie qui prend possession des lieux ?
Cyanna Mercury c’est un mélange détonnant entre métal, blues primal et oriental. A l’origine, une fratrie grecque basée à Athènes : Spyreas Sid et son frère Nick.
Nick, c’est l’ainé, l’initiateur, celui qui ado ramena pianos et disques de rock à la maison avant de refiler le virus au frangin.
Cyanna Mercury, c’est aussi une aventure artistique et humaine peu commune. Consacrer un Mezzo voce à ces artistes c’est avant tout essayer de comprendre combien composer et jouer cette musique en Grèce, constitue un acte transgressif.

Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Nôze

Marabout

La singularité de Nôze est de mixer des éléments en apparence non homogènes : le pied des machines pour danser, des ritournelles des Balkans pour chanter, mais aussi de vraies chansons. Une combinaison inhérente à leurs personnalités. Nicolas vient d’une lignée d’artistes roumains avant de plonger dans le Hip-Hop et la culture club, quand Ezechiel a étudié la trompette puis le piano classique et le jazz au conservatoire. Et c’est bien dans un esprit d’expérimentation initial du jazz que se profile leur cohérence artistique.

Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Maria Ana Bobone

Nome de mar

Sentir le Cyrnos Palace s’animer se croire dans l’une de ces Tasca, ces maisons portugaises où résonne un immémorial fado.

Un palace hors du temps pour Maria Ana Bobone, elle, bien contemporaine. Les vers de Vinicius de Moraes,Le jazz et le piano s’accordent dans une saudade originale, où l’esprit importe bien plus que les conventions.

Une émission proposée par François Karol et Paul Rognoni
Programmation Sabine Rognoni
Réalisation Paul Rognoni

Elysian Fields

Un rêve éveillé fait de textes inquiétants à la beauté torride, une musique sensuelle et vénéneuse, c’est un peu comme si les New Yorkais d’Elysian Fields avaient toujours hanté le décor de Mezzo Voce.
De la guitare à la grâce féline d’Oren Bloedow à la voix brûlante de Jennifer Charles qui vous effeuille jusqu’au cœur, leur rock de chambre savant et arty se donne sans retenue mais avec élégance. Une philosophie dans le boudoir de Mezzo Voce pour mieux vous laisser emporter par la profondeur des sentiments qu’exhorte Elysian Fields.

Peyote

Se jouer de soi et se réincarner en permanence, voilà tout ce qui pourrait rester du Rock and Roll. Mais quand cette mythologie populaire, ce fantasme d’éternelle jeunesse est revisité à la perfection par ces quatre Anglais sortis tout droit du Reservoir Dogs de Tarantino, l’effet est magnétique. Une drogue dure à la façon du peyote, un petit cactus dont on fait la mescaline et à qui ils ont emprunté leur nom. Lieu de toutes les expérimentations, Mezzo Voce vous invite à vivre maintenant, vite et fort, sur les rifs blues et sauvagement maîtrisés de Peyote.

Balthazar

Un cabaret pop que n’auraient pas renié Léonard Cohen ou le Gainsbourg des sixties pour un deuxième album enregistré dans la rue et le métro, avec des "rats" pour tout public. Si la musique du groupe Balthazar semble légère et insouciante en apparence, elle se révèle curieuse, introspective et mélancolique. Ces Flamands font danser les violons et pleurer les guitares, à l’image de Deus, leurs célèbres ainés belges. Un rock en demi-tons, une pop sophistiquée et sublimée par les voix de Maarten Devoldere et Jinte Deprez. Ces chansons, ils disent les écrire pour accompagner nos plaisirs et nos souffrances au quotidien. Mezzo Voce, royaume des émotions musicales a trouvé son roi.
Bienvenue dans la session de Balthazar.

Hugh Coltman

Bienvenue dans un salon musical boisé et raffiné où résonnent des mélodies d’équilibriste portées par des guitares en dentelle et incarnées par une voix délicate de funambule. Le Mezzo Voce auquel vous convie ce soir Hugh Coltman peut s’envisager comme une vraie alternative à la morosité actuelle du marché du disque: un artisan qui ciselle des classiques intemporels à partager en toute intimité.
Le plus parisien des songwriters anglais nous offre ainsi un vrai moment d’élégance et de distinction musicale, dans l’esprit de sa complice Krystle Warren lors de la saison 5 de Mezzo Voce

Luisa Sobral

Mezzo Voce, c’est une façon intime de vivre la musique, une proximité avec ceux qui la font. Ce cocon, Luisa Sobral le fait sien naturellement de sa musique à la fois légère, drôle et vivifiante. Quant à sa profondeur, c’est dans les lignes de fuite d’une phrase de fado qu’elle nous apparaît, se glissant entre des notes jazzy, pop puis bossa nova. Tour à tour désuète et moderne, naturelle et enfantine, cette lisboète incarne sa musique sans se soucier des questions de genre, notamment quand elle convoque le glamour des fifties façon Billie Holliday. Le titre de son dernier album évoque une fleur dans sa chambre. C’est sur ces quelques notes de piano que Luisa Sobral vous y accueille pour l’écouter fleurir.

Flavia Coelho

Une personnalité, des chemins de vie qui font la matière brute de Mezzo Voce : joyeusement exaltée par la beauté des rencontres et l’ouverture des métissages qui rythment son existence. Flavia Coelho, c’est une cadence bossa, ragga et reggae portée avec sensualité. La générosité des musiques populaires nordestines de cette carioca exilée à Paris se transcende dans la pulsation originelle des musiques africaines. Parce que ce soir vous n ‘aurez pas à choisir pour danser entre le Brésil et la Jamaïque mais seulement vous laisser emporter par la voix tour à tour chaleureuse, gouailleuse et magnétique de Flavia Coelho.

Diana Saliceti

C’est dans la dialectique du chant et de la langue corse que s’incarne le talent de Diana Saliceti. Parce que malgré son jeune âge, elle a cette façon unique d’interpréter les grands classiques traditionnels de toute son âme. On appelle ça "U versu". Qui se conjugue avec sa passion de la monodie au féminin où se croisent fado, tarentelle italienne autant que ballades irlandaises. Une façon de poursuivre le voyage tout en restant sur son île, au fil de ses collaborations artistiques. Jusqu’à ce présent magnifique que vous fait maintenant Diana Saliceti pour son Mezzo Voce, en donnant corps pour la première fois à ses propres créations.

No Mad

Imaginez un film dont vous seriez à la fois le spectateur et l’acteur. Et dont les metteurs en scène vous dirigeraient au son d’une java klezmer lyrique et psychédélique. Les Grenoblois de No Mad ? convoquent vos émotions, des plus belles aux plus effrayantes, pour les transformer en une musique généreuse et enivrante. Conteuse de ce scénario qui s’écrit à 12 mains, la voix d’Elodie Lordet se fait le fil d’Ariane orchestral, primal ou délicat de nos projections. Leur référent dans l’intention de cet échange onirique est un réalisateur qui nous rappelle que « les films frappent à la porte de nos rêves ». Alors clap première pour le Mezzo Voce de No Mad ?

Gevende

‘Ev’ en turc, c’est la maison, l’endroit où l’on se sent chez soi. Pour les membres de Gevende, cet ‘Ev’ c’est le monde. Une philosophie initiatique de l’exil comme le nom de leur album qui les mènera d’Istanbul au Népal, construisant la bande originale de leur périple avec des musiciens de rencontre. Dense, effervescente et ouverte, leur œuvre est d’autant plus folle qu’elle réussit à être cohérente.
La folk, le rock progressif ou le jazz constituent la matrice où s’invente leur langue imaginaire, un esperanto sensible et improvisé.
Au final, un psychédélisme qui fait sens dans une vision décomplexée et moderne des musiques dites traditionnelles. Ce soir, parmi le public de Mezzo Voce, vous êtes le Ev de Gevende.

Rosario La Tremendita

Verano

Voir le jour dans le quartier tzigane de Séville, c'est savoir son existence marquée au fer rouge du "duende", l'âme indéfinissable du Flamenco. Ce genre séculaire, Rosario Guerrero Hernandez le porte dans ses gènes au point que la scène sera pour elle, dès l'âge de 5 ans, une seconde nature.

Une voix acérée, un sens aiguë du rythme qui aime porter les "cantes" à mi-voix, là où le Flamenco fait sens, l'inscrivent dans la lignée des grandes "cantaora".

Pourtant, Rosario "La Tremendita" nous raconte une histoire qu'elle est la seule à connaître. Sa sensibilité artistique passe par une ouverture et une curiosité qui l'ont conduit à travailler sur les rythmes perses, apprendre le sitar ou s'intéresser au jazz. A l'image de sa collaboration avec le pianiste José Reinoso, se dévoile alors une Billie Holliday andalouse autant qu'une compositrice qui ne cache rien de son amour des belles ballades.

Ainsi La Tremendita offre un avenir à cette musique ardente, fougueuse et contenue. En nous rappelant naturellement à la multiplicité de ses origines grégoriennes, byzantines, juives, arabes ou indiennes.

Les yeux noirs

Tchorba

Une ritournelle de grand mère raisonne et nous voici transportés sur la rive Est de la Méditerranée. Ce périple auquel vous convie Mezzo Voce, c'est d'abord celui d'une mémoire qui va puiser dans son passé pour mieux se réinventer. Une mémoire tzigane qui au gré de ses rencontres et de ses envies convoque autant les musiques traditionnelles ashkénazes que le Jazz mais aussi l'amour d'une certaine chanson française.
Ce Blues de l'Est qui réussit par la beauté de ses métissages à nous communiquer une forme de transe universelle, c'est celui des Yeux Noirs.
Si ces cultures Yiddish et Manouche sont souvent considérées en voie d'extinction, l'ouverture et l'expérimentation qui caractérisent la musique des Yeux Noirs sont pourtant la preuve d'une vivacité bien loin de toute notion marquetée.
D'où viennent Les Yeux Noirs?
D'une mélodie tzigane écrite en Russie au 19 ème siècle avant d'être immortalisée par Django Reinhart;
Parce que cette mélodie et ce grand maître sont intimement liés à l'histoire personnelle d'Eric et Olivier Slabiak autant qu'à la façon de concevoir leur musique. Depuis 20 ans, ces deux violonistes virtuoses éprouvent leur tzigano-rock et leur Yiddish Pop au sang neuf des musiciens et publics des cinq continents qu'ils parcourent inlassablement.

Deolinda

Passou Por Mim e Sorriu

"Un mal dont on jouit, un bonheur dont on souffre".
C'est le poète portugais David Mourao Ferrera qui définit ainsi le Fado. Mais ici la robe traditionnelle noire fait place à une lisboète imaginaire haute en couleurs qui observe à sa fenêtre le monde et son quotidien.

Déliant les codes du genre à base de culture folk, d'humour surréaliste et d'imprévus poétiques, Deolinda c'est le Fado en mode bonne humeur majeure.
Ainsi, ces érudits formés au jazz et au classique donnent à comprendre ce Portugal du 21ème siècle, entre tradition et crise économique.

Une satire sociale d'une telle justesse que des titres de Deolinda sont devenus grâce au web la bande son de la contestation portugaise face à la crise. Un fado 2.0 où se rejoignent conscience politique, joie et exultation de la danse. Grâce à deux frères, leur cousine et son mari qui donnent vie à cette Deolinda si malicieuse et décidément bien dans son temps.

Manât

Fila St'orca

"Savoir voyager, c'est avoir la science des accords". Ce mot de Paul Morand résume à lui tout seul ce que l'on ressent à l'écoute du groupe Manat: un voyage imaginaire, intemporel et oecuménique.

Imaginaire à l'image de cette déesse arabe du destin et de l'amour à qui ils empruntent leur nom.

Intemporel dans l'âme de ces voix corses ancestrales et de la cetera de Carmin Belgodere. Une tradition qui n'hésite pas à se découvrir une vraie modernité rythmique et mélodique empruntée à la folk ou au rock.

Un voyage oecuménique enfin, car l'universalité de leur musique raisonne autant d'une clarinette jazzy venue des Balkans que d'un bandonéon sud américain.

En tout cela, les Manat sont les corses d'une Méditerranée à l'écoute et ouverte sur le monde, autant que des musiciens et des voix sensibles à leur racines et enfants de leur temps.

Brisa Roché

Ali Baba

Brisa Roché est une enfant de la Californie hippie des sixties. Mais c'est la déferlante grunge de Seattle qui façonnera son adolescence, jusqu'à cette sauvagerie organique, presque shamanique qui la caractérise aujourd'hui. A la mesure de sa voix à la fois maîtrisée et parfaitement impudique, quelque part entre P.J. Harvey et Blondie.

Mais avant cette phase psychédélique, Brisa a vécu plusieurs vies. Notamment dans la fumée des clubs de jazz parisiens. Un milieu d'hommes, qui lui apprendra que la musique est une lutte. Pour être écoutée; pour acquérir la confiance nécessaire à la discipline de l'écriture; pour échapper à la figure du père. Pour la première fois depuis 7 ans, Brisa Roché se retourne sur cette période.

Deux Mezzo Voce en un pour une philosophie unique: Se mettre en danger, utiliser la musique comme un révélateur.

Quilapayùn

Mi Patria

"El pueblo unido jamas sera vencido"
"Le peuple uni ne sera jamais vaincu".

Un refrain symbole de lutte et de liberté qui raisonne depuis bientôt 40 ans. Pourtant quand les Quilapayun se créent en 1965 c'est d'abord pour faire exister les instruments traditionnels andins et la poésie chilienne au rythme de leurs voix puissantes et harmonieuses. Et si très tôt ils s'engagent dans la lutte démocratique aux cotés de Salvador Allende, c'est le coup d'état de Pinochet en 1973 et l'exil qui s'en suit, qui en feront les figures de l'esprit de résistance des peuples qu'ils continuent d'incarner.

Soutenus à l'époque par une pléiade d'artistes engagés, de Jane Fonda à Gian Maria Volonté, la parole des Quilapayun a trouvé aujourd'hui un nouvel écho, plus universel.

A l'heure de la deuxième génération, le groupe a fait de la transmission et du devoir de mémoire une raison d'exister. Et ce au moment même ou dans un monde trouble, entre violences sociales extrêmes et velléités démocratiques, l'engagement des Quilapayun raconte la force d'une authenticité

Norig

Ionela

L’invitée de Mezzo voce est une jeune grenobloise d'origine catalane et au prénom celte : Norig.
Norig est Gadji, c'est à dire qu'elle n'est pas tzigane. C'est pourtant devant "Le temps des Gitans" de Kusturica que la jeune chanteuse se reconnaît dans la pulsation Rom. Car Norig, c'est une voix qui se fait tour à tour enfantine, mutine ou féminine. Comme naturellement en accord avec les sentiments de joie et de mélancolie mêlées que ces chants roumains, roms et russes véhiculent.

Mais dans ce répertoire sensible, passionné et intense, elle trouve aussi l'adéquation avec sa langue française maternelle. L'âme des Gitans fraternise alors avec les titis parigots des années 40 ou chante la bande son imaginaire d'un film onirique signée Michel Legrand. Norig puise aussi son inspiration dans le sud où un certain Claude Nougaro maitre des mots, poète enchanteur, ouvre une voie dont la jeune artiste s’inspire pour offrir une poésie que l'on comprend ou à défaut que l'on ressent, car toute en murmures, cris, appels et incantations.

Nadeah

Whatevers lovers says

"Quoiqu'il arrive, faites-en quelque chose de positif". Ainsi peut se résumer la philosophie de vie de l’invitée de Mezzo voce Nadeah. Une philosophie apprise durant ses jeunes années d'errance entre Melbourne, Londres et Paris.

Car derrière le cliché de la belle australienne au physique de mannequin à qui tout sourit, l'ancienne chanteuse du groupe « Nouvelle Vague » donne à entendre ses fêlures profondes.

Mais Nadeah Miranda ne verse pas dans la facilité du pathos. Ses textes, véritables exutoires à ses maux les plus intimes, elle les habille de joie, d'humour et de références, voire d'hommages..

Une pudeur paradoxale mais implacable, servie par des musiciens qui dégainent les rifles avec une aisance qui nous fait plaindre les Cowboys de Melbourne.

Krystle Warren

If it wasn't for the lake

Du Missouri à Paris via New York City, le voyage initiatique de notre invitée raisonne comme celui d'une hybridation. L'âme des musiques afro-américaines, la pop, la country et même la comédie musicale constituent son univers bigarré.

Car si Mezzo Voce a choisi de vous faire découvrir Krystle Warren, c'est parce que pour elle, la musique comme la vie sont avant tout une affirmation personnelle où les genres s'effacent devant les expériences sensibles. Une différence transcendée par sa voix unique, quelque part entre la pureté, la puissance et les fêlures d'une Nina Simone.

Une voix servie par des textes ciselés et indissociables d'une richesse mélodique qui ne sont pas sans rappeler les Buckley, père et fils ou cette autre diva pop qu'est Rufus Wainwright.

Moriarty

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
Les Moriarty sont les plus anglosaxons des groupes de la scène rock française. Ici se marient les influences pop, rock et country. Soudés autour de la voix sensuelle de Rosemary Standley, les musiciens de la formation font preuve d’éclectisme et de créativité, détournant des objets du quotidien pour en faire jaillir des sons, passant joyeusement d’un instrument à un autre. De fait les Moriarty sont en permanence dans un processus de création où le maître mot est la spontanéité. Privilégiant l’acoustique à l’électrique, les explorations musicales du groupe nous emmènent avec eux sur la route 66, à la rencontre des personnages hauts en couleur de leurs chansons…

Ana Moura

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'. Le Fado a trouvé sa nouvelle reine… Ana Moura, s’est imposée ces dernières années comme la star incontestée de la musique lusophone. De sa voix chaude et brisée elle fait revivre l’âme lisboète et la Saudade des marins qui quittent les ports. D’un déhanché subtile elle nous entraine dans les tasca de l’alfama, et nous fait vivre l’ambiance chaude des nuits portugaises.
Son trio de musiciens issus de la tradition fadiste, fait naitre une mélodie subtile et entrainante mêlant les sonorités lumineuses de la guitare portugaise de Custódio Castelo, aux arpèges virtuoses de la guitare de José Elmiro Nunes et des sonorités graves de la basse de Filipe Larsen.
Laissez vous donc emporter par l’émotion du Fado d’Ana Moura ; qui nous convie à un voyage musical sur les rives du Tage.

Le cirque des mirages

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
Au fond d’une ruelle sombre, dans une atmosphère proche du Londres de Jack l’éventreur, se meuvent deux silhouettes. Une musique Jazz soutient l’atmosphère pesante et oppressante de la scène.
Puis les deux individus s’immiscent dans une pièce à peine éclairée. Telles des ombres, ils glissent sans bruit, frôlent l’audience. Soudain dans un rai de lumière apparaît gracieusement une silhouette imposante. Comme pour nous convier à entrer, des mains s’ouvrent, des bras se déploient tels des ailes d’Albatros, la voix dramatique du baryton, épouse les notes agiles du piano et offre à entendre une poésie fantasque et contemporaine. 
Mesdames et Messieurs bienvenue au cirque des mirages.

Scott Matthew

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
Entrer dans l’univers de Scott Matthew c’est pénétrer dans un monde musical feutré et élégant de ballades, aux influences pop. La longue mèche de cheveux qui couvre son visage, semble protéger l’artiste du monde extérieur. Mais cette profonde timidité, est aussi la source de son inspiration poétique. Scott Matthew en définitive est un peintre des sentiments. Ses rimes esquissent un portrait singulier de notre société, ses notes colorisent la souffrance des hommes. Entouré de Eugène Lemcio et son piano virtuose, des cordes suaves du violoncelle de Sam Taylor, chacune des chansons de Scott Matthew est une invitation au romantisme. Sa voix mélodique et fragile transporte l’âme, et tour à tour nous émeut, nous bouleverse.

La caravane passe

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
Aux frontières de la galaxie se situe le pays de la babouchka, de zinzin moreto, et du Kebab. Ce monde parallèle est parcouru par un équipage déjanté. Perdu dans le tourment de cet univers, ce bateau ivre s’est échoué le temps d’une soirée sur les rives de Mezzo Voce. La caravane passe et ne laisse personne indifférent. Dans un registre musical mêlant les influences tziganes à la pop rock, vous serez emportés par cette fanfare irrésistiblement fantasque et électrique. C’est par le biais de cet univers festif, que cette caravane véhicule un discours politique, une critique de la société, mais aussi l’espoir d’un renouveau, d’une humanité retrouvée, du respect de l’autre et des différences.
Au son des guitares, trompettes, cor, saxophone, batterie, synthés et basse prenez place dans la caravane… Attention, soyez prêts…départ…

Bratsch

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
Depuis près de quarante ans les Bratsch sillonnent le monde en ambassadeur de la musique tzigane, à tel point qu’aujourd’hui pour nombre de passionnés, la musique tzigane c’est Bratsch.
Ce groupe mythique communie avec son public, l’entraîne dans un tourbillon festif, revisite les standards de cette tradition, fait revivre des airs oubliés et offre à entendre ses propres créations drolatiques et poétiques.
Au sein des bratsch se côtoie l’harmonie des êtres, des voix bouleversantes. Les mots se mêlent dans diverses langues, les chanteurs jonglent avec aisance du russe au patois des pouilles, du français au slave. De cette fusion naît un langage universel, la langue Bratsch.
Laissez-vous emporter par ce frénétique élan d’enthousiasme … 

Emel Mathlouthy

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
Emel Mathlouthi restera pour le peuple tunisien la voix de la révolution. Son chant Ma lkit interprété durant les manifestations d’opposition au régime de Ben Ali a fait le tour de la planète et consacré cette jeune femme.
Aujourd’hui, l’artiste militante poursuit son chemin, chantant la tolérance, l’aspiration à la liberté et au changement. Loin des standards de la culture musicale arabe traditionnelle, Emel Mathlouthi propose une synthèse d’influences traditionnelles et de sonorités rock. Mais la jeune diva excelle aussi dans un registre plus mélodique. Sa voix cristalline et son mélisme dialogue avec l’archet agile de Zied Zouari, et la rythmique est assurée tour à tour par la basse sombre de Nicolas Bauer et les percussions malicieuses de Imed Alibi.

L'Alba

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
A l’aube du XXIème siècle la musique corse fait sa mue. Après s’être longtemps ancrée sur des chants du passé, elle prend un nouvel envol pour s’ouvrir vers le monde et de nouvelles influences. Qui mieux que l’Alba réussit aujourd’hui cette synthèse ?
Bâtie autour d’une base polyphonique, la musique de l’alba s’affranchit des règles et les réinventent, introduit d’autres sonorités venues d’Inde, du Maghreb et plus largement de la méditerranée. Dans ce groupe phare de la scène corse instruments et voix s’harmonisent. Tour à tour monodie et polyphonie entonnent un dialogue musical avec les instruments recueillis au fil des voyages de ce groupe itinérant. Ainsi les sonorités de l’harmonium se mêlent aux voix de Sébastien Lafarge, Cecce Guironnet, Benjamin Dolignon et Jean-François Vega. La contrebasse stylée d’Eric Ferrari impulse une rythmique singulière soutenue par le violon mélodique et la cætera de Cedric Savelli.

Yasmin Levy

Une captation réalisée par Paul Rognoni. D'après une idée originale de François Karol et Paul Rognoni. Beta Num/ HD cam 52'.
Quand la musique ladino rencontre le flamenco, il faut une interprète à la hauteur de ces monuments de la richesse musicale méditerranéenne. Yasmin Levy est aujourd’hui la plus illustre représentante de cette fusion. Entre orient et occident, la diva fait raisonner sa voix puissante et mélodieuse, au service d’un répertoire traditionnel revisité, mais aussi de ses propres créations. Ses textes emprunts de tolérance prônent le rapprochement des peuples, et ses mélodies abolissent les frontières artificielles bâties par les hommes.
Cet idéal, Yasmin le met en œuvre dans son ensemble musical. Aussi l’artiste s’est-elle entourée d’un percussionniste et d’un pianiste israélien, d’un flutiste Arménien, et d’un guitariste écossais. Ensemble, ils mixent leurs influences et érigent un style musical qui leur est propre.

Blague à part

Blague à part est un ovni sur la scène musicale insulaire corse. En franchissant les portes de Mezzo Voce, nous attendions le groupe phare de la scène rock… C’est une prestation tout en légèreté et en subtilité qui nous est proposée. Soudés autour de la voix agile et chaleureuse d’Alex, rythmé par la batterie sensuelle de Christian, le touché sombre de Xavier à la Basse, les accords mélodiques de Loïc à la Guitare, et des mélodies espiègles du piano de Ange Marie, les « Blague à Part » sont à la croisée des cultures. Un pied dans le rock et la pop anglaise, un autre enraciné dans leur insularité et la chanson française. Aussi ces artistes curieux et attentifs à leur environnement, réinventent un genre hybride à l’image d’une société en mutation, d’une terre déchirée entre deux mondes. Servis par des textes percutants et précis notamment écrits par Pascal Tagnati, ils offrent à entendre des compositions revisitées de leur dernier album autant que des titres inédits de leur prochain opus.

Zsuzsanna Várkonyi

C’est une artiste pluridisciplinaire que Mezzo Voce reçoit. Zsuzsanna Várkonyi est avant tout une femme de scène. Elle brille au théâtre et au cinéma, reçoit le titre de meilleure comédienne de l’année 1997 en Nouvelle Zélande. Réalisatrice, elle est couronnée par le premier prix du court métrage au festival du cinéma du réel en 1998. C’est pourtant la musique qui depuis quelques années occupe la première place dans le cœur de cette accordéoniste. Compositrice instinctive et perfectionniste, Zsuzsanna aborde un répertoire singulier mêlant ses racines hongroises à la tradition Yiddish et tzigane. Polyglotte elle passe avec aisance d’une langue à l’autre et sert de sa voix pure au caractère dramatique, une interprétation envoûtante et inspirée. De ce patchwork d’influences, naît un univers à la fois festif et mélancolique. Entourée de ses compagnons de route, le bassiste Folk Americain Jeff Hallam, le virtuose violoniste Fred Maurel, et le guitariste Jazzman hongrois Chabat Palotai. ; Zsuzsanna, nous entraine dans sa caravane musicale sur un chemin de liberté. 

Lo cor de la plana

Au cœur de Marseille du coté de la plaine, on peut entendre raisonner le son des bendirs et tamburello du Cor de la plana. C’est un groupe de six hommes, six voix, qui franchit le seuil de Mezzo Voce. Six artistes ardents défenseurs du patrimoine populaire occitan. Six électrons libres. Ici la gouaille, la fièvre ardente du sud s’exprime. Mêlant le répertoire sacré aux polyphonies païennes occitanes, bâtissant un pont entre Bartok et Massilia soud system… Ces artistes au grand cœur vous font pénétrer un univers festif qui cache un travail de longue haleine, une précision du mariage des voix, un équilibre rythmique étudié au service de la fête et du partage. Loin des canons qu’emprunte aujourd’hui une grande part du chant polyphonique, ces artistes offrent une approche dénuée de maniérisme mais qui porte un discours fort tant sur la société actuelle que sur le sens que prend la vie. L’occitan prend l’air et nous respirons cette bouffée d’oxygène avec un plaisir non dissimulé.

Djaïma

Djaïma ouvre la porte de Mezzo Voce et nous offre en avant première ses nouvelles compositions. Cette violoniste au tempérament de feu est une artiste iconoclaste qui puise son inspiration dans les cultures bulgare, roumaine et Tzigane. Loin de reproduire une musique traditionnelle, cette Janis Joplin du Danube, fait sonner sa voix puissante et précise et s’affranchit des genres. Ses musiciens sont à son image, Julien batteur puissant assure une rythmique endiablée, Karsten passe au violoncelle du registre basse au registre mélodique, Aleksi s’amuse des sonorités âpres de sa guitare électrique et Nicolas se joue des instruments à vent avec malice. Aussi à l’aise dans les nuances d’une mélopée que dans la violence d’un rock, Djaïma distille ses graves onctueux et ses aigus cristallins. Tour à tour sombre, légère, espiègle, et hargneuse … elle crée un univers poétique, à la frontière du cabaret et du concert rock.

Maliétès

Quand Strasbourg devient capitale méditerranéenne, Mezzo Voce se doit de convier Maliétès. Ce groupe Alsacien a aboli depuis longtemps les frontières politiques et s’est plongé dans la musique turque; peut-être en réponse à une réalité migratoire de l’histoire contemporaine. Ensemble atypique, bâti autour de l’Oudiste Lior Blinderman et de l’accordéon d’Yves Berault, Maliétès ose, dans un respect de la tradition et fait revivre un pan de l’histoire de l’empire Ottoman. Ces artistes remettent au gout du jour une culture musicale, témoignage de la cohabitation des peuples grecs et turcs en des temps oubliés. A ces chants du passé se mêlent des compositions inédites, souffle de la vie, portée par les percussions d’Etienne Gruel, la contrebasse de Nicolas Beck et par le doigté agile de Cem Guner au Kanun. Mezzo Voce vous convie à une invitation au voyage, dans les ruelles animées d’Istanbul.

Kamilya Jubran et Werner Hasler

Mezzo Voce vous convie à une expérience sensorielle, une invitation à s’ouvrir à d’autres expressions artistiques. Il y a près de six ans les routes de Kamilya Jubran et de Werner Hasler se sont croisées. Rien alors n’augurait la rencontre de ces deux artistes aux influences musicales apparemment éloignées. La virtuose Oudiste s’ouvrait à la musique électronique. De cette rencontre en territoire suisse est née une collaboration fructueuse et deux albums. Deux discours musicaux qui s’épousent, un trompette qui répond à une voix cristalline, des sons remixés qui viennent en écho du touché virtuose de l’oud. Et puis des textes d’auteurs contemporains du monde arabe. Une prise de parole libérée pour casser les frontières et rapprocher le monde arabe de l’occident musical. Ce perpétuel chantier, cette exploration mélodique, cette aventure chaque jour renouvelée Mezzo Voce vous propose aujourd’hui de la partager.

The Israeli Ethnic Ensemble

Mezzo voce fait escale aux portes de l’occident et aux frontières de l’orient à la rencontre de la jeune Israélienne Talya GA Solan. Cette chanteuse de caractère s’inscrit dans la lignée des grandes voix de la méditerranée. Elle investit le territoire de la tradition, puise son répertoire dans la musique yéménite, dans le folk bulgare et les mélodies ladino, des poésies bouleversantes écrites dans la langue des juifs d’Espagne au XV ème siècle. Tout à tour mélancoliques, passionnés, sombres et enivrant, ces chants nous transportent et nous invitent à visiter un imaginaire méditerranéen. Entourée de la guitare virtuose de Gilad Ephrat aux sonorités orientales, des percussions ethniques d’Ori Naveh et du toucher délicat et classique d’Idan Toledano à la contrebasse, ils forment The Israeli Ethnic Ensemble. La rencontre de ces artistes aux influences multiples offre à entendre une interprétation singulière des chants du répertoire tout autant que des créations festives et lumineuses. Le voyage va commencer, destination : les rives ensoleillées de la méditerranée orientale.

Khalid Izri

Des frontières du rif marocain aux berges de Mezzo voce, il n’y avait qu’un bras de mer à franchir pour Khalid Izri. Ce contre ténor, à la voix puissante et expressive est l’ambassadeur de la culture Amazigh. Homme d’engagement, Khalid Izri est un défenseur des cultures minoritaires et du droit des peuples à jouir de leur identité culturelle. Sa musique porte aujourd’hui cette revendication non pas comme une bannière mais comme un univers que l’artiste s’est bâti. Aux frontières de l’occident et du monde berbère, Khalid Izri a construit une esthétique musicale mêlant oud et percussions de la tradition Berbère à des instruments classiques, violon, contrebasse et flutes. De cette fusion naît un rythme, une pulsion folk et pop puisant ses aspirations dans le folklore celtique autant que dans le Jazz. C’est dans ce monde iconoclaste, à la rencontre d’un artiste épris de liberté, poète de l’amour que Mezzo Voce nous convie.

A Briga

C’est un peu d’air frais des alpes et de douceur méditerranéenne qui entre à Mezzo Voce. Depuis près de 10 ans A Briga revisite le patrimoine musical traditionnel de Ligurie. Porté par la voix lumineuse de Marta Jardina, cet ensemble musical s’affranchit du poids de la tradition et revisite avec enthousiasme ces chants du passé. Ici les influences musicales interfèrent entre elles, un peu de Jazz un peu de soul de la pop et de la tradition irlandaise. On retrouve cette volonté de casser des carcans dans le choix même des instruments. La contrebasse et la basse côtoient cornemuse et flute et le violon s’encanaille avec le Bouzouki et les percussions. La convivialité est l’essence même de La démarche de A briga. Le public est pris à parti par le chaleureux Davide Baglietto, des anecdotes, des histoires drôles et burlesques font alors pénétrer l’auditeur dans leur monde. L’Italie se révèle dans une modernité, les chansons du passés trouvent écho dans notre société et la langue ligure s’exprime dans sa musicalité.

Katia Guerreiro

Mezzo voce fait escale au royaume du Fado, à Lisbonne. Des pentes du Bairro Alto aux ruelles étroites de l’Alfama on peut entendre raisonner la voix troublante de Katia Guerreiro. Cette bouleversante héritière d’Amalia Rodriguez, nous plonge dans l’univers poignant et parfois sombre de l’âme lisboète. Ce jeune médecin n’était pourtant pas destiné à épouser une carrière de fadiste. C’est un peu par hasard et par défi, en croisant le chemin de ceux qui encore aujourd’hui sont ses musiciens, Paulo Valentim et João Veiga que l’artiste a été remarquée. Sa voix rocailleuse, expressive et puissante lui a permis de se faire une place de choix dans le cercle fermé des grandes interprètes de cette tradition. Aujourd’hui encore, cette iconoclaste use de ses mains pour panser les plaies et de sa voix pour guérir les âmes. Auteur et compositeur, Katia Guerreiro coécrit une grande partie de son répertoire avec ses fidèles complices musiciens, auxquels le bassiste Rodrigo Serrão s’est adjoint. Défenseuse d’un fado traditionnel, elle quitte parfois les rives de la Saudade pour s’aventurer sur un registre moins mélancolique et plus contemporain mais toujours aussi bouleversant. 

Chet Nuneta

Mezzo Voce vous invite au cœur des sons du monde. Chet Nuneta est le mariage de quatre voix féminines : Valérie Gardou, Juliette Rousille, Lilia Ruocco, Beatriz Salmeron-Martin et des percussions de Michaël Fernandez. La formation déroule sa polyphonie sur des chants populaires, glanés de par le globe. Russe, serbo-croate, finlandais, italien, arabe, respirations esquimaux, chants d’amour ou de travail, légendes, en véritables ethnologues les Chet Nuneta empruntent des langues, investissent des cultures, dépoussièrent et remodèlent des chants à travers le prisme de leurs identités plurielles ! Fidèle à un esprit plus qu’à une forme, la création s’opère via un réel travail collectif. Alors s’enchevêtrent les timbres singuliers, les mots, les effets vocaux, incarnés dans de véritables spectacles. Car les Chet Nuneta ont une approche physique du chant, au-delà de la voix ce sont les corps tout entiers qui résonnent. Les percussions tour à tour douces, dures, claires, sombres, féminines ou masculines, nuancent les atmosphères. Les artistes font alors appel à l’imaginaire de l’auditeur voyageur, pour le transporter vers l’ailleurs entre le local et l’universel.

Valentina Casula

Mezzo voce vous invite à découvrir Valentina Casula. Originaire de Sardaigne, l’artiste nous invite au voyage aux sources de la musique traditionnelle de son île, puis franchit les frontières des répertoires du monde qu’elle se réapproprie avec raffinement. Telle un sculpteur des émotions, Valentina Casula modèle ces chants ancestraux, travaille les reliefs en réinventant des couleurs, des harmonies, nourrit ses propositions de son imaginaire. Servie par le son subtil et expressif de Jean Luc Roumier à la guitare, elle nous entraîne avec délicatesse dans ses propres créations, se détache alors avec malice du sens des mots en inventant sa propre langue, le Sardonique. Et offre de sa voix suave et limpide une fusion, mêlant aux influences classiques et traditionnelles, sa culture du Jazz. Ce duo complice nous guide ainsi dans ces contrées mélodiques, territoire de leur création.

Nawal

C’est vers les rives des Comores que Mezzo Voce vous convie à rencontrer Nawal. Auteur-compositeur, la chanteuse tisse un pont entre l’Afrique, l’Inde et la tradition bantou. Sa voix chaude et profonde livre un discours à la fois sacré et profane, un univers festif et lumineux qui porte un message humaniste. A l’héritage culturel de la musique musulmane soufi dont les respirations transcendantales les « Dhikr » nourrissent son interprétation, elle propose une alternative créative, des rythmiques plus contemporaines, puisant dans la tradition du rock et du jazz. Ainsi, Nawal offre à entendre une musique bigarrée, servit par des instruments traditionnels tel le Gambusi, auxquels elle mêle les percussions malicieuses de Melissa Cara Rigoli et Idriss Mlanao et la contrebasse swingueuse de Mathieu Eshkenazi. 

Maria Raducanu

Mezzo Voce vous convie dans l’univers créatif de Maria Raducanu. Au gré de ses déambulations, Maria se réapproprie les musiques du monde. Du folklore balkanique aux romances russes, du fado portugais aux berceuses flamencas, l’artiste anticonformiste réinvestit ces territoires musicaux. Elle les enrichit de ses influences Jazz, et de musiques contemporaines. Servie par son guitariste virtuose suédois Krister Jonsson, elle propose une interprétation de ces partitions sur le fil du rasoir. La contrebasse sombre du canadien Derek Shirley s’inscrit en contrepoint de sa voix limpide et les percussions du berlinois Michael Griener épousent ses battements de cœur. Au fil du concert l’interprétation se fait tour à tour sombre et joyeuse, légère puis dramatique. De murmures douloureux en plaintes jouissives Maria Raducanu vit chaque morceau intensément avec émotion et nous bouleverse.

Rabia Jabrane

Mezzo voce fait escale sur les rivages du monde arabo-andalou. Rabia Jabrane est une jeune interprète aux origines berbères qui consacre son art au « Mouwachahate ». Ce répertoire classique de la musique arabe se retrouve avec des variantes sur l’ensemble du bassin magrébin et connaît un renouveau après avoir quasiment disparu. Rabia Jabrane prône un retour aux sources musicales d’antan, porteuses de valeurs culturelles et patrimoniales. Sa voix pure trouve aisément sa place dans cette tradition qui fait la part belle aux qualités vocales et aux bons mots. Elle chante la beauté, la joie, l’amour, la paix, sujets universels qui trouvent naturellement une résonance dans le monde contemporain. Influencée par les grandes divas arabes, telles Oum Kalthoum et Fairouz, elle mêle sa voix aux instruments traditionnels : le riq et la darbuqqa dont joue avec talent Bachir Rouimi et l’oud de Nicolas Stevenin. 

Barbara Carlotti

C’est entre Paris et la Corse que Mezzo Voce vous invite à découvrir « L’idéal »de Barbara Carlotti. Influencée par la poésie de Baudelaire, l’auteur nous dépeint les mondes qu’elle côtoie. De mélodies d’automnes aux airs balnéaires, des balades satiriques, des chansons d’humeur. Elle compose ses musiques, tel un artiste impressionniste. Se sert de ses instruments comme d’une palette. Peint les émotions fugitives sur la guitare de Jean-Pierre Petit. Soigne les contrastes sur les touches du piano gracieux de benjamin Esdraffo. Dessine ses motifs sur les percussions habiles de JP.Nataf. La nature surgit, les saisons glissent, les printemps s’éveillent, Les hommes et les femmes s’y fondent, parfois en errance. L’univers de Barbara Carlotti est cette synthèse, à la croisée de deux mondes, un pied dans la modernité, l’autre ancré dans ses influences. Aussi, l’artiste de la nouvelle scène française, aux influences pop défie les modes et les carcans et impose ainsi une approche musicale singulière et touchante.

Lucia Albertoni

C’est dans le monde fantasque et poétique de la chanteuse Lucia Albertoni que mezzo voce vous convie. L’univers imagé de cet auteur compositeur vénète et tessinoise, trouve son inspiration dans le cinéma de Fellini et dans la musique de Nino Rota. Aussi, l’artiste nous convie-t-elle au voyage dans sa caravane, entourée de ses compagnons de route : Le complice Pierre Alain Magni à la guitare, la pétillante Marta Themo aux percussions et le ténébreux bassiste Elia Lucken, tous acteurs et protagonistes de cette errance musicale enchantée. Tour à tour danseuse, clown, femme éprise de liberté ou amoureuse soumise, l’interprète se fond dans chacun de ses personnages et nous fait partager son monde onirique. Sa voix pure qui trahit sa formation classique joue sur les registres, se fait charmeuse, dramatique, gouailleuse et fait renaître en chacun de nous l’enfant qui sommeille.

Patrizia Gattaceca

Mezzo Voce vous invite à rencontrer Patrizia Gattaceca. Auteur, compositeur, interprète l’artiste défend une prose intimiste écrite en langue corse. Son dernier album est le fruit d’une collaboration avec le poète Jacques Thiers : des textes métaphoriques où la nature occupe une place prépondérante, une promenade dans l’imaginaire méditerranéen, la rencontre d’hommes et de femmes aux destins singuliers... L’univers de Patrizia Gattaceca est la synthèse d’influences variées, mêlant la musique traditionnelle corse où la chanteuse s’est révélée à des sonorités rock et blues. Accompagnée à la guitare par Patrick Mattei et Jean Bernard Rongiconi qui signe ses arrangements, elle dévoile sa voix tout en douceur, portée par le touché aérien de Régis Gizavo à l’accordéon. 

Tara Fuki

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
Tara Fuki ou l’univers raffiné d’un duo de violoncellistes.
Groupe phare de la nouvelle vague musicale tchèque, les Tara Fuki raflent tous les prix de la scène alternative. Andréa et Dorota épousent leurs instruments de bois et mélangent leurs voix. Le son des Tara Fuki est assurément classique, indéniablement rock de chambre, subtilement jazz, infiniment expérimentale, en bref une musique poétique et vivante, basée sur des rythmes intimistes. Les textes chuchotés en polonais pour la douceur du phrasé ou en langue imaginaire, se mêlent et se démêlent pour nous parler d’amour, de désir, d’espoir, parfois de mélancolie. L’ambiance est feutrée, hypnotique et la sensualité débordante des voix et des cordes électrisent les sens.

Savina Yannatou

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
De formation classique, Savina Yannatou est une artiste grecque éclectique qui navigue avec autant d’aisance dans un répertoire traditionnel que dans le free jazz, le baroque ou bien encore la musique de la renaissance.
Accompagnée par les musiciens du groupe « Primavera en Salonico » la chanteuse conçoit un espace créatif, un jeu de regards sur la musique traditionnelle. Tour à tour ange yiddish, sorcière de Constantinople ou amoureuse sicilienne, Savina Yannatou change de registre comme de langue.
Elle offre à Mezzo Voce une interprétation sur le fil des dissemblances et ressemblances, des étrangetés et familiarités entre les cultures méditerranéennes.

Nano

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
Arnaud Méthivier, petit prodige de l’accordéon dès l’âge de quinze ans a accompagné depuis grand nombre d’artistes reconnus comme Kent, Francis Cabrel, Boy George ou encore Suzanne Véga. Sous le nom de Nano l’artiste défend son propre répertoire. Un univers subtil bâti autour de son accordéon polymorphe au service d’une langue musicale personnelle.
Revisitant aussi bien les tribulations d’un éléphant que les méandres de la faune New Yorkaise, l’artiste adresse au public son discours universel sans texte ni ponctuation pour une transe sensorielle. Accompagné d’un violon gouailleur, d’une contrebasse rieuse et d’une percussion espiègle, il nous convie à l’étrange.

A Filetta

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
Mezzo Voce vous invite à pénétrer l’univers de la polyphonie avec le groupe corse A Filetta. Fondé en Balagne, il y a plus de trente ans afin de perpétuer un patrimoine musical en perdition, A Filetta a su évoluer. Le répertoire présenté est un florilège de cette mue des origines du chant liturgique et profane, à des reprises de chants traditionnels, des œuvres contemporaines dédiées au théâtre et au cinéma et des créations.
Le groupe, composé de sept chanteurs et dirigé par Jean-Claude Acquaviva, déploie une science de l’équilibre vocal. La palette de leur interprétation faite de nuances donne à leurs chants un caractère tour à tour, âpre et doux, violent et murmuré qui fait d’A Filetta une référence dans le monde de la polyphonie. 

Jakez Orchestra

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
Jeune auteur, musicien, interprète, Jacky dit « Jakez » en langue Bretonne, a posé il y a quelques années ses bagages en Corse, et c’est sur l’île qu’il a semé avec son Orchestra de musiciens insulaires les graines d’un premier album.
Jacky nous embarque dans sa caravane colorée, sur les routes de la chanson française expressive, aux accents de musiques tziganes et aux sonorités des orchestres de l’Europe de l’est. Nous suivons les aventures humaines de Léon, des bribes d’existences aux rimes gouailleuses. Des textes pleins d’humour et de tendresse, qui cachent sous une apparente naïveté un regard incisif sur la société contemporaine. 

Pierre Gambini

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
L’auteur Pierre Gambini écrit ses textes dans une langue corse poétique, contemporaine, imagée où le sens de la narration nous transporte dans l’imaginaire des veillées. Le musicien, relève le défi de marier sa langue natale et une musique emprise de sonorités folk et pop qui font de lui un acteur majeur du renouveau de la musique insulaire. Entouré des musiciens complices, violoniste bassiste et accordéoniste, l’artiste nourrit son univers de tonalités méditerranéennes, jouant autant sur un registre émotionnel que vindicatif, c’est finalement un artiste engagé qui distille de sa voix précise et vaillante son imaginaire et sa vison du monde. 

Mor Karbasi

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
A tout juste vingt ans la jeune artiste israélienne, aux origines marocaines, chante en ladino, mélange d’hébreux et d’espagnol. Carmencita des temps modernes, l’artiste offre une musique bigarrée, multiculturelle qui s’inspire autant de la tradition des juifs d’Espagne, de la pop anglaise que du flamenco et de la musique nord africaine.
Tantôt provocante et espiègle, charmeuse et glamour, elle offre de sa voix puissante et virtuose une interprétation raffinée de textes qu’elle écrit en grande partie. Accompagnée par Joe Taylor son co-compositeur, d’une guitare, d’un violon et de percussions, Mor Karbasi nous transporte dans un univers de musique contemporaine entre tradition et rock lyrique.

Bevinda

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
Figure emblématique d’un fado dit « contemporain », l’artiste française mêle la gravité de la tradition du Portugal à une écriture musicale et poétique de notre temps.
Nomade dans l’âme, Bevinda propose un voyage lusophone aux escales méditerranéennes, arabes et indiennes, portant son Portugal natal toujours plus loin vers l’orient. Elle nourrit ses compositions de diverses influences et décline « son » fado.
Une guitare portugaise et deux guitares sèches aux rythmes rock et funk, aux sonorités manouches et parfois jazzy, tranchent avec sa saudade, cette nostalgie du bonheur perdu des marins portugais. 

Radiodervish

Une captation réalisée par Lavinie Boffy et Paul Rognoni. D'après une idée originale de F.Karol et P.Rognoni. Programmation Pierre Gambini. Beta Num/ HD cam 52'.
Nabil le palestinien et Mighele l’italien accompagnés de leur pianiste Alessandro Pippino, nous entraînent dans un voyage au cœur de la méditerranée.
Ensemble, ils nourrissent leur imaginaire de touches ethniques raffinées autant inspiré de la musique arabe traditionnelle que de la pop et la chanson d’auteur italienne. Ensemble ils représentent l’union du chant de tous les hommes.
Voilà près de dix ans que les Radiodervish, sacrés ambassadeurs en faveur de la paix dans le monde, jettent un pont entre Orient et Occident, entre Barri et Beyrouth, effacent les distances entre les cultures et font une halte à ce jour à Mezzo Voce.